Localisation précise de la vésicule biliaire chez la femme

On a longtemps tiré des plans sur la comète concernant le cholestérol : puisque la majorité des calculs biliaires en sont composés, éliminer cet élément du menu semblait logique. Pourtant, la réalité n’obéit pas à cette logique simpliste. Retirer aveuglément le cholestérol de l’alimentation ne réduit pas le risque de développer des calculs. Certains praticiens avancent même que consommer des aliments riches en graisses incite la vésicule à se vider, ce qui, paradoxalement, pourrait s’avérer bénéfique.

Si un régime à base de fibres et peu gras reste une bonne option pour la santé globale, rien n’indique qu’il influence de manière significative le métabolisme du cholestérol lorsqu’il s’agit de prévenir les calculs biliaires. Une certitude, pourtant : la bile a tendance à former des calculs lors des longues heures d’inactivité nocturne. D’où le conseil de certains médecins : démarrer la journée par un petit déjeuner copieux, histoire de mobiliser la vésicule, d’en expulser la bile stagnante et les éventuels micro-calculs accumulés pendant la nuit.

Multiplier les petits repas au fil de la journée peut aussi soutenir le bon fonctionnement de la vésicule. Privilégier les aliments riches en amidon, les fruits, les légumes : voilà une consigne à garder en tête. À l’inverse, les produits à base de sucres rapides sont à réduire, au profit de féculents et de végétaux. Les apports en protéines et en graisses doivent rester modérés, tandis que l’alcool, quant à lui, doit être mis de côté, surtout si le foie ou le pancréas montre des signes de faiblesse.

Un point qui mérite d’être souligné : les régimes très restrictifs, ceux qui font perdre beaucoup de poids en peu de temps et favorisent l’effet yo-yo, figurent parmi les principaux déclencheurs de la formation de calculs biliaires.

Symptômes et traitements des calculs biliaires

La majorité des calculs biliaires passent inaperçus, sans le moindre symptôme. Mais parfois, ils se manifestent par des douleurs tenaces dans la partie supérieure droite de l’abdomen, juste sous le foie, quand la vésicule tente d’évacuer la bile après un repas. En cas d’inflammation de la vésicule, ou cholécystite, la douleur surgit brutalement, irradie vers le dos ou sous l’omoplate droite, accompagnée de fièvre, de frissons et de vomissements.

Si jamais un calcul vient perturber la circulation de la bile, la peau jaunit : c’est la fameuse jaunisse. Laisser traîner ces symptômes n’a rien d’anodin : une pierre coincée dans un canal biliaire peut entraîner une inflammation du foie ou du pancréas.

Voici les différentes approches proposées en situation de crises répétées :

  • La solution la plus courante : retirer la vésicule (cholécystectomie), soit par intervention classique, soit par laparoscopie.
  • Certains traitements médicamenteux visent à dissoudre les calculs, mais leur efficacité reste limitée : les concrétions reviennent souvent dès l’arrêt du traitement.
  • La lithotripsie, une technique qui s’appuie sur les ultrasons ou les ondes de choc pour fragmenter les pierres.

Au cœur du système : la vésicule biliaire concentre et stocke la bile, produite par le foie pour aider à digérer les graisses dans l’intestin grêle. On constate qu’une fois la vésicule retirée, la digestion se poursuit sans bouleversement notable. La bile, elle, renferme du cholestérol et un pigment, la bilirubine. Les deux substances peuvent s’accumuler et former des calculs, qui se présentent tantôt sous forme de grains de sable, tantôt sous celle de fragments plus volumineux. La plupart sont composés de cholestérol solidifié, les autres résultent d’un mélange de bilirubine et de calcium.

Une question d’hérédité ?

Les calculs biliaires ne font pas de distinction entre hommes et femmes, mais ils frappent plus fréquemment les femmes d’âge mûr présentant un excès de poids. L’hérédité joue également son rôle dans l’apparition de ces calculs. Les femmes ayant eu des enfants sont particulièrement exposées, la grossesse et le post-partum s’accompagnant d’une élévation du taux de cholestérol dans le sang.

Les hormones féminines, qu’il s’agisse de progestérone ou d’œstrogènes, semblent favoriser la formation des calculs, qu’elles proviennent du corps lui-même ou des contraceptifs oraux. Autant de paramètres qui rappellent que la vésicule biliaire n’est jamais tout à fait une affaire individuelle, mais le résultat de multiples influences, de l’assiette à l’hérédité.